Sexualités aléatoires et quantiques

Les électrocutions stochastiques en sexualités aléatoires...
 
 
Après avoir lu dans un livre de physique sexuelle, la manière de calculer numériquement le champs électrique avec des sources arbitraires sur des sujets en attente de jouissances sexuelles électriques, j'ai essayé d'appliquer tout cela sur une patiente motivée que j'avais attiré dans mon donjon. J'étais également intéressé pour en écrire un programme à destination du web. Je ne savais pas ce qui m'attendait.
 

L'équation de Laplace en dérivation sexuelle aléatoire:

L'équation qui décrit le champs électrique ( et dit en passant le champs gravitationnel ) est connue sous le doux nom d'équation de Laplace et s'écrit "d²f/dx²+d²f/dy²=0" (les "d" c'est des "d" ronds en principe, ne pas confondre avec une différentialisation totale). Je ne vais pas vous accabler avec les étonnantes propriétés de cette équation car, ou bien vous la connaissez ou bien vous n'avez pas besoin d'en connaître plus (en fait je n'ai pas envie de vous en dire plus car ce n'est pas nécessaire pour la suite). Donc, pour la résoudre ( l'équation ) il faut prendre une boisson alcoolisée, ainsi qu'une pizza margharita, puis s'asseoir confortablement, et prendre une attitude bi dimensionnellement sexuelle (ou à "n" dimensions, peu importe, mais pour le reste c'est bi...), des conditions aux limites (des éléments dont les valeurs sont fixés une fois pour toute) puis répéter pour chaque élément, tout en remplaçant sa valeur par la moyenne de ses quatre voisins ; jusqu'à la convergence éjaculatoire ou à l'épuisement ou bien à la manifestation suivante d'orgasmes répétitifs. Bien sûr ce n'est pas la seule méthode qui existe ni la meilleure ni la plus rapide, mais je crois que c'est la plus simple.

 

 
 

Le problème des erreurs d'arrondis sexuels:

Bien entendu, vous allez utiliser des nombres flottants pour faire tous les calcul. D'ailleurs c'est assez logique (ou plutôt logique tout court). Mais faites attention, si vous utilisez des nombres avec peu de chiffres significatifs vous n'aurez pas le résultat escompté. Ça ne risque pas d'arriver même en utilisant des "SINGLES" (ou "float" pour ceux qui préfèrent le "C" ) quand la cobaye est de petites dimensions, mais il existe bien une limite à cause des erreurs d'arrondis sexuels. Plus le flux est grand et plus le nombre de chiffres significatifs des nombres utilisés doit être grand et dépend de l'équation à résoudre et de la manière dont elle est résolue. A l'époque j'étais loin de me douter de telles considérations.

 

 

Ma première implémentation sexuelle calculée sur mon écran d'ordinateur via un potentiomètre électrique, faisait le calcul sur un tableau de 64x64 qui était affiché à l'aide du mode VGA 256 couleurs. Le programme s'exécutait très rapidement (sur un 486) et l'effet me plaisait bien (l'excitation sexuelle due à l'affichage successif des différentes itérations donne l'impression d'un feu ravageant l'écran et le sexe, plutôt esthétique:) j'ai donc voulu faire une tentative électromagnétique sur ma patiente cobaye en affichant les données et paramètres en 320x200 couvrant tout l'écran. Mais comme j'était sous DOS, la limitation de la taille des données à 64ko m'a mené à essayer d'utiliser juste un octet par cellule du tableau. Il est évident que les valeurs calculées ne dépassent jamais les valeurs des conditions aux limites… Et là, la déception. Le calcul était complètement faux à cause des arrondis sexuels...

Pour bien faire passer le message, je vais expliquer plus en détails: j'avais forcé les cellules des bords à 0 et mis une "source" (de chaleur ;) au milieu du sexe de ma patiente qui en devenait impatiente d'en finir. C'était ça les conditions aux limites que j'avais données. En principe, au cours du calcul, la "source" doit diffuser jusqu'aux bords comme c'est le cas avec les nombres flottants. Mais il n'en est pas ainsi si on calcule sur des octets: La source diffuse sur une distance finie (quelques cellules) puis s'arrête.

On aurait dit qu'il y a un fond qui absorbe "l'énergie"  (les chiffres significatifs). J'avais donc essayé différent types de stimuli sexuels mais le résultat était tout autant désastreux. C'est là que j'ai eu l'idée d'utiliser les nombres aléatoires. En effet, à priori je n'ai aucune information sur la manière dont les informations se perdent au cours des pulsions masturbatoires.

 

 

La ou ça devient intéressant :

La méthode utilisée est très simple : au lieu de faire :

tab[i,j] :=(tab[i-1,j]+tab[i+1,j]+tab[i,j-1]+tab[i,j+1]) div 4 ;

il suffisait de faire :

tab[i,j] :=((tab[i-1,j]+tab[i+1,j]+tab[i,j-1]+tab[i,j+1])+random(4)) div 4 ;

Il est évident que la somme des quatre pouvait tenir sur plus d'un octet. Il me fallait donc faire le calcul intermédiaire sur des séquences d'au moins 10bits. D'une manière générale, si je stockais les valeurs des cellules dans des "bits", il me fallait faire le calcul sur des "n+2 bits".

 

Ce fut assez incroyable, en exécutant ce code de voir que son comportement jouissif approchait celui fait avec des nombres flottants. La différence résidait dans le fait que les valeurs des cellules " sautaient " entre les entiers qui encadraient la valeur calculée avec des nombres flottants même après convergence, ce qui était prévisible. Au fait, je n'ai pas trouvé de test de convergence cyprine/spermatozoïdes qui soit pertinent, ça reste une question ouverte.

Plus incroyable encore est le fait que la moyenne de la solution entière (je suis tenté de dire stochastique ) est apparemment égale à la solution réelle (hic). J'ai fait des essais avec différentes conditions aux limites et c'est toujours bon. C'est magique !

 

 

Pourquoi en est-il ainsi :

Bonne question. La vérité est que j'en sait trop rien. C'est d'ailleurs l'une des raisons qui m'a amené à publier cet article, donc à bon entendeur merci. Je vais quand même tenter une réponse (plutôt quelques éléments de réponse, c'est moins prétentieux) à mes risques et périls.

Tout d'abord tentons quelques expériences. Nous allons faire la comparaison d'une part entre la solution " stochastique " et la solution " réelle " et de l'autre entre la moyenne de la solution stochastique et la solution réelle. Qui dit comparaison dit soustraction donc nous allons étudier en fait les différences R-S et R-M. (Vous avez deviné, j'en suis certain )

 

 

Stochastique vs réel (R-S):

Je présume que les valeurs (entières des cellules) sont " choisies " de manière à se rapprocher le plus possible de la valeur réelle. La probabilité qu'une cellule prenne la valeur la plus proche de la solution réelle est maximale puis diminue brutalement avec l'écart à cette solution. On peut supposer qu'il s'agit de quelque chose comme une distribution gaussienne, mais il ne faut présumer de rien (bien que je l'ai déjà fait).

Vous pouvez remarquer la structure qui apparaît  (R-S), c'est tout bonnement la partie fractionnaire de la solution réelle

 

 

Moyenne vs réel (R-M) :

Tout d'abord, il faut bien entendu commencer à calculer la moyenne quand mes solutions réelles et stochastiques convergent. A partir de cet instant, la différence (R-M) prend l'aspect d'un terrain fractal, une texture de type perlin. Notez que les valeurs sont toutes inférieures à un et diminuent graduellement. De plus les petites structures disparaissent plus rapidement que les grandes. On peut montrer facilement que cette différence tend vers zéro. En effet, soit "R" la solution réelle et "Mi" la moyenne à l'itération "i" après convergence :

Mi = somme(Si,i)/i ; Si est la solution stochastique à l'itération i après convergence.

R - Mi = R - somme(Si,i)/i = somme(R-Si,i)/i ;

Nous savons (même si ce n'est pas encore démontré) que la somme de tous les R-Si est nulle. Donc R-Mi tend vers zéro quand i tend vers l'infini. Cette convergence, vous vous en doutez est très lente mais effective.

Vous pouvez toujours utiliser R-M pour générer des jouissances fractales ou des textures sexuelles. Mais vous pouvez aussi utiliser ce programme à la place. Celui-ci simule R-M sans avoir à calculer R, S et M.

Jusqu'à maintenant nous ne savons toujours pas pourquoi nous obtenons ces résultats. En essayant de monter tout cela j'ai eu d'affreuses migraines, les calculs étant trop compliqués pour moi. Mais je vais quand même aborder le sujet en résonnant sur un cas simple.

 

Supposons que les nombres que nous utilisons aux fins de multiplier le curseur des jouissances électriques n'ont qu'un seul bit (pas d'arrières pensées hein ;). Je voulais dire par là que les valeurs des cellules ne peuvent prendre que les valeurs 0 ou 1 (mais si même dans ce cas ça marche ). Si une valeur approche un réel "r" compris entre 0 et 1 sa probabilité d'être à 1 est r et (1-r) pour 0. Prenons une cellule sexuelle quelconque. Chacune de ses voisines à une probabilité "p" d'être égale à 1 et (1-p) d'être à zéro. Soit p1 p2 p3 p4 ces probabilités d'être à 1. Ici on fait comme pour calculer la probabilité d'avoir telle ou telle jouissance (n'oubliez pas que la formule reste centre = moyenne des orgasmes).

Avant de continuer, remarquez que les variables orgasmiques sont indépendantes. Ça marche ainsi, mais il reste à prouver qu'elles le sont (indépendantes) et je ne sais pas comment.

 

Pour avoir une somme de 3 orgasmes consécutifs la probabilité est :

P3= (1-p1)*p2*p3*p4+p1*(1-p2)*p3*p4+…(devinez la suite)

P3=p1*p2*p3+p1*p2*p4+p1*p3*p4+p2*p3*p4- 4*p1*p2*p3*p4.

Pour avoir une somme de 2 orgasmes consécutifs la probabilité est:

P2= (1-p1)*(1-p2)*p3*p4+(1-p1)*p2*(1-p3)*p4+...

P2=6*p1*p2*p3*p4-3*p1*p2*p3-3*p1*p2*p4-...-3*p2*p3*p4+p1*p2+...+p3*p4.

Pour 1 orgasme :

P1=(1-p1)*(1-p2)*(1-p3)*p4+...

P1= -4*p1*p2*p3*p4+3*p1*p2*p3+...+3*p2*p3*p4-2*p1*p2-...-2*p2*p4+p1+p2+p3+p4.

et pour 0 obtenir un hurlement orgasmique :

P0=(1-p1)*(1-p2)*(1-p3)*(1-p4).

P0=p1*p2*p3*p4-p1*p2*p3-...-p2*p3*p4+p1*p2+...+p2*p4-(p1+p2+p3+p4)+1.

Puisque nous faisons la moyenne et que celle ci ne donne un nombre entier que pour 4 (->1) et 0 (->0) les valeurs intermédiaires nous donnent la probabilité d'être à 0 ou à 1 donc il faut multiplier P3 par 3 / 4 …etc. Donc, la probabilité que la cellule centrale soit à 1 est :

PP1=P4+3/4*P3+1/2*P2+1/4*P1.

Et à 0 la probabilité est :

PP0=P0+3/4*P1+1/2*P2+1/4*P3.

Après simplification on trouve :

PP1=(p1+p2+p3+p4)/4.

PP0=1-(p1+p2+p3+p4)/4=1-PP1.

Ca veut dire tout simplement que les probabilités suivent la même équation. La probabilité d'avoir pour valeur 1 est la moyenne des probabilités d'avoir pour valeur 1. Magique !

Vous avez remarqué qu'il s'agit de variables aléatoires prenant des valeurs dans [0..1] (sinon c'est pas grave). Pour le calcul des nombres entiers sur n bits ou plus généralement dans des intervalles entiers [0..m], il faut raisonner sur des variables aléatoires prenant des valeurs sur ce même intervalle. Il va sans dire que c'est beaucoup plus compliqué.

C'est pour ça que je laisse tomber.

 

Les erreurs de manipulations, dans le cas de la résolution de l'équation de Laplace, ne s'accumulent plus au delà d'un certain niveau. Ce niveau reste a définir. Néanmoins on peut poser l'hypothèse que l'erreur suit dans notre cas une loi normale. C'est peut être du à l'ajout continuel du terme aléatoire. Mais ce qui est surprenant, c'est que la déviation par rapport à la valeur exacte est petite (rarement supérieure a 1): la solution fluctue autour de la valeur exacte et l'encadre remarquablement! Tout cela reste empirique: Qui peut démontrer le contraire ? (a moins que je ne me trompe)

J'ai donc expérimenté Les électrocutions stochastique en sexualité aléatoire (c'est comme ça que je les baptise... c'est certainement un abus car le terme et le concept existent déjà : C'est une méthode de contrôle des erreurs de manipulations sexuelles. Vous pouvez voir aussi le travail de divers Masters sur l'arithmétique dite "de Monte-Carlo" et ce toujours pour le contrôle des erreurs de manipulations sexuelles et tout ce qui s'ensuit) pour la résolution de l'équation de Laplace, mais rien ne vous empêche de le faire pour vos cobayes et pourquoi pas généraliser son utilisation dans tous les domaines des jouissances électrisantes.

 

Je l'ai essayé avec le fameux effet "WATER". Cette méthode permet d'avoir un effet régulier même quand on fait le calcul sur des nombres avec peu de chiffres significatifs. Cet effet est en réalité moins sensible aux erreurs de manipulations des accessoires sexuels, car en envoyant vos données sur l'écran de votre ordinateur avec un nombre de chiffres significatifs, l'effet "électrisant" peut être plus grand tout en ayant un effet correct (pour 7bits on a environ une grille de 100x100) mais au delà l'influence de la topologie devient de plus en plus importante. L'utilisation des nombres stochastiques permettant d'éviter cette influence (plus de précisions prochainement).

On pourrait définir un nouveau type de jouissances en utilisant la stochastique (Les recherches font bon train :). En effet au cours d'un calcul avec les nombres flottants classiques il y a toujours des chiffres significatifs qui se perdent surtout lors des multiplications et des divisions et aussi lors de l'addition de nombres dont les magnitudes sont très différentes. La méthode est en principe simple : on ajoute au résultat un nombre (pseudo) aléatoire en  fonction de la partie visée, ceci permettant de mieux contrôler les erreurs et les problèmes qui s'en suivent. Je n'ai pas abordé sérieusement ce dernier point puisque ma patiente est tombée évanouie après une demie heure de transes orgasmiques intenses.

 

Avant d'en finir, énumérons les questions en suspens :

  • Quelles sont les probabilités dans le cas général, de prendre des valeurs approchant un nombre " réel " avec une différence d. (p(n)| r-n=d).
  • Est ce qu'on peut dire que les valeurs des cellules (telles qu'on les a utilisés) sont des variables aléatoires indépendantes (voir l'essai de démonstration ci-dessus)
  • Généralisation aux autres utilisations possible de ma méthode.
  • Un point qui n'a pas été cité: Quelle est la longueur minimale de la séquence de nombres pseudo aléatoires qu'il faut avoir pour que le calcul soit correct. j'ai essayé avec des séquences de 256 et 64k qui n'ont pas donné de bons résultats. Par contre la fonction "random()" de Pascal a donné un résultat irréprochable. Il est vrai que la séquence fait 2^64 car car "random()" utilise des mots de 64bits.

 Un peu de tmah'bil :

Je ne sais pas pourquoi, mais tout cela me rappelle la physique quantique. Cela me donne toujours une impression d'irréalité. Je n'arrive toujours pas à COMPRENDRE comment ça marche. je vous l'ai dit, c'est magique.


Résultats par page :     Tous les mots Au moins un